28.06.2007
Comment écrabouiller sa subordonnée
Le sous-titre de la réforme des Universités pourrait être aussi "Comment se faire mousser aux dépends de sa subordonnée".
Sarkozy a envoyé Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, présenter le projet de loi sur l'autonomie des universités sans lui accorder la moindre marge de manoeuvre, sans lui permettre de changer la moindre virgule au projet, commen en ont témoigné les syndicats reçus. Il est plutôt inédit d'entendre un responsable syndical s'apitoyer sur un minitre qui présente une réforme à laquelle il est opposé : "elle a beaucoup subi" a ainsi compati Bruno Julliard, de l'UNEF ("le Canard Enchaîné du 27/06/07). Une fois que tout s'est bloqué, que tout le monde s'est déclaré mécontent, y compris les présidents d'université, il ne restait plus à Sarkozy qu'à rejetter la faute sur Pécresse en la traitant publiquement d'incompétente, et à reprendre lui-même des entrevues qui suite à ses directives précédentes, n'avaient jamais ressemblé à la moindre tentative de négociation. Sympa pour Pécresse, qui passe aux yeux de tout le monde pour une gourde : sa véritable première mission dans son nouveau job était ainsi d'avaler une bonne grosse couleuvre. Avec ce poids sur l'estomac, on comprend d'où lui vient sa petite mine.
19:45 Publié dans Coups de nerfs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, réforme universitaire, Valérie Pécresse







Commentaires
C'est un vieux sport national : les ministres se servent des secrétaires d'etat, le premier des autres et le président fait valser l'ensemble des mouettes. J'ai vu passer une douzaine de ministres de la recherche en vingt ans. Un seul a échappé à ce manège !
Bravo pour ce très joli blog
amitiés
PL
http://lecomplotdespapillons.blogspot.com/
Ecrit par : lanoy | 06.07.2007
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